#YaakoWaxoon : Les enfants de retour dans les rues de DKR après la sortie de Macky Sall en 2016. VIDEO

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#Numero3: Nous sommes le 06 Juillet 2016, après la prière de l’Aid al Fitr (Korité), Le Président de La République son excellence Monsieur Macky Sall se prononce sur l’actualité Nationale. Répondant à la question du journaliste Bachir Kounta sur l’interdiction de la mendicité il dit (lui Macky Sall): “Jai donné des instructions très fermes au gouvernement pour mettre un terme à cette image insoutenable d’enfants abandonnés dans la Rue. Je dirai Pas les enfants de la rue mais’les enfants dans la rue parce qu’il n’y a pas d’enfants de La rue. Tous les enfants ont La même dignité. Ce n’est pas parce qu’ils sont issus de milieux pauvres, modestes qu’in doit les laisser à la merci.
de La rue. Ce n’est pas une question religieuse puisque les vrais ‘Daaras’ qui enseignent ne laissent pas leurs ‘talibés’ traîner comme ça en pleine nuit, en plein Jour et Ça c’est une image que nous avons décider d’arrêter….”#YaakoWaxoon est une chronique animée par Thiebou Kethiakh et Idrissa Fall Cissé tous les vendredis à 20h. Nous sommes à 58 semaines de la présidentielle: des vidéos, audios et textes seront publiés pour mettre à nu ses #serments

PEDOPHILIE, MALTRAITANCE, MALADIES DE LA PEAU, MEURTRE : Les Talibés, des proies faciles

Aux châtiments corporels, et autres abus sexuels dont sont victimes les jeunes Talibés, s’y ajoutent les risques sanitaires auxquels ils sont confrontés. Couchés à même le sol, dans des endroits sans électricité, ni sanitaires et eaux, et le plus souvent entassés dans de petites pièces leur servant de dortoirs, les Talibés souffrent le plus souvent de maladies de la peau, tout comme du paludisme et de la tuberculose. Il ne faut pas non plus occulter les risques d’accident qu’encourent ces jeunes, car passant le plus clair de leur temps dans les rues des villes. Autant d’actes bafouant les droits de ces enfants, qui posent avec acuité la nécessité de trouver au plus vite une solution durable pour les Talibés. La pédophilie est aussi l’un des phénomènes qui guettent ces enfants de la rue.

Au moment où cet article est publié les enfants sont de retour sur les grandes de Dakar. Pieds nus, T-shirts échancrés, nez bourrés de crottes et visages enflés par le manque de sommeil, il est impossible de les rater, partout au niveau des artères de Dakar. Eux, ce sont les enfants Talibés, âgés le plus souvent entre 2 et 15 ans. Ces enfants, livrés à eux mêmes, sont tout le temps exposés à toutes sortes de risques et de dangers.

Au Sénégal, ils sont à la fois omniprésents et invisibles. On les croise dans tous les centres urbains du pays. Petites bandes de mômes dont certains sont âgés d’à peine 5 ans, qui déambulent dans leurs habits dépenaillés avec leur sébile sous le bras, souvent une boîte de conserve sur laquelle le logo d’une marque connue de concentré de tomate se distingue encore. Ils mendient quelques pièces, du riz ou du sucre.

Il y a des lieux stratégiques. À Dakar, la capitale, ce sont les nœuds routiers ou les carrefours commerciaux. Pas les plus chics, bien sûr. Ceux-là ont des agents de sécurité pour chasser cette marmaille qu’on préfère ne pas voir… La majeure partie sont des talibés, des enfants confiés par leurs parents à des maîtres coraniques – ou prétendus tels – qui s’engagent à leur apprendre le Coran.

Dans la réalité, les daraas, les écoles coraniques où ils sont envoyés, sont pour partie des lieux insalubres où les mauvais traitements sont monnaie courante et où le maître des lieux oblige les enfants à mendier. Et si, à la fin de la journée, le montant attendu n’est pas à la hauteur des attentes, le talibé est rossé. Voire pire.

Macky Sall n’arrive toujours à tenir sa parole sur les promesse faites au peuple sénégalais.

Seneleaks

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