La Surpopulation dans les Ecoles au Sénégal

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La surpopulation dans les salles de classes ! C’est un référent sur les questions du système éducatif au Sénégal qui illustre une réalité saisissante à propos de nos écoles par des images concrètes de ce qu’est devenue les “Ecoles au Sénégal“. Il s’appelle M. Chérif Ndiaye. Il est le créateur du concept “Ecoles au Sénégal” formé par une équipe d’enseignants qui gratifient des cours en ligne sur plusieurs matières.

On avait déjà constaté les milliers d’abris provisoires presque partout au Sénégal. Les élèves qui apprennent sous le soleil, sous des classes clôturées par des cartons et couvertes de paille, dans des états délabrés. Aujourd’hui M. Ndiaye nous rapporte avec photos à l’appui des élèves assis à 3 ou 4 par table-blanc. Alors que ce dernier ne prend que 2 normalement. Et le pire est que les élèves s’asseyent même au sol, dos courbé pour écrire et suivre les cours. Et pourtant, l’état du Sénégal dépense des milliards et des milliards de l’argent des sénégalais pour des futilités. Le gouvernement ne prévoit aucune une baisse du train de vie de l’état. Le budget de la présidence a d’ailleurs augmenté entre 2017 et 2018 de 73 à 88 milliards. Il a été décidé récemment une cession des véhicules aux députés de la 12ème législature pour une commande de nouvelles pour les nouveaux députés, etc. Toute cette manne financière, qui pouvait servir à enseigner et éduquer les enfants du pays dans de meilleures conditions, se trouve être dilapidée pour des raisons politiciennes et par pure cupidité de la part des dirigeants du pays. Une ligne TER qui va coûter plus de 1000 milliards a été achetée par crédit alors les systèmes de santé et d’éducation nationale sont malades. La notion de priorité est inexistante pour le pouvoir en place.

Et pourtant, ce sont ces jeunes dont leur enseignement et leur éducation sont autant négligés au Sénégal qui devront rembourser ce surendettement de l’état du Sénégal, composés de dettes cumulées à fort et variable taux d’intérêt. Un endettement qui ne sert en grande partie qu’à payer d’autres dettes, à acheter des “bons de carburant” chez Total, des 4×4 pour ministres, clientèle politique, à constituer des fonds politiques pour les prochaines élections, à payer des fonctionnaires souvent nommés que par la politique et ceux qui ne sont là que pour éterniser le système de pillage en place depuis des années. Il est temps que cela change.

Certains nous diront peut-être du fait de leur mauvaise foi et leur tendance à l’anti-progressisme que c’est le cas depuis des lustres dans les écoles coraniques. Et pourtant, les conditions d’études identiques à l’école française sont réclamées depuis des décennies ça et là pour les écoles coraniques pendant que les conditions moyennes et normales de l’école française se dégradent. Notre pays a une très mauvaise culture de l’importance des conditions et de l’environnement à accorder à ses enfants pour qu’ils puissent constituer demain les principaux acteurs du développement tant rêvé de notre pays. Il est temps de descendre des balcons.

La Rédaction