La mode masculine africaine commence à s’imposer

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Lancée depuis seulement l’année dernière, la bi-annuelle South Africa Menswear Week (SAMW) a tenu toutes ses promesses pour sa quatrième édition de cette année en présentant les collections printemps-été 2016-2017. Seul événement sur le continent africain dédié à l’univers masculin, la SAMW offre durant quatre jours l’occasion aux stylistes de présenter leur collection. « La SAMW est devenue l’une des plus authentiques expressions de l’esthétique masculine de la mode africaine.

Ce n’est pas une attraction touristique. C’est la mode qui s’inspire de chaque recoin de l’Afrique, des cultures de rues aux tendances des jeunes, des sapeurs aux hommes d’affaires en costume-cravate », explique Jason Alexander Basson, journaliste au GQ sud-africain.

Dans une Afrique du Sud où rien n’est jamais simple, à l’image de la ribambelle de fashion weeks essaimées de Johannesburg à Cape Town en passant par Durban ou Soweto et gérées par une myriade d’organisations privées et publiques, une SAMW réservée uniquement aux hommes était une idée bien trop sage.

En effet, cette édition a vu nombre de jeunes stylistes, parmi la trentaine, proposer un mélange de tenues masculines et féminines complémentaires comme Moko Elosa, préférant ne pas les présenter lors d’autres fashion weeks sud-africaines.

C’est une mode androgyne qui a littéralement émergé avec Lukhanyo Mdingi, Rich Mnisi ou Nao Serati, voire expérimentale avec Maxivive et Tsepo Tsotetsi. Si les imprimés africains étaient moins présents, ils restent toujours populaires comme ceux de Mustafa Hassanali ou de Chulaap.

Toute la diversité des créateurs de l’Afrique du Sud était représentée : des coupes traditionnelles revisitées de Kola Kuddus, FMBCJ ou Genevieve Lyons aux costumes cintrés de Mai Atafo ou Ruald Rheeder, sans oublier les marques de streetwear comme 2Bop, Young and Lazy’s et Sol Sol. Le reste du continent africain était timidement présent au travers de la Tanzanie, du Zimbabwe et du Nigeria avec Orange Culture de Adebayo Oke-Lawal ou Tokyo James.

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