La Colonisation Mentale Africaine

0

Cela ne sert à rien de passer le temps a se lamenter sur la colonisation. … de la puissance mentale coloniale sur les sociétés qui ont subi la colonisation si nous consommons et  réfléchissons comme eux
Un autre combat contre le FCFA  est lancé pour le 12fevrier .Ce qui est une bonne chose
Mais, combattre cette monnaie et après ? Avoir notre propre monnaie ? Ce serait trop beau
Mais si on a notre indépendance monétaire et continuons de consommer des produits venus d’ailleurs au détriment de nos propres produits locaux, avec des IDÉES OCCIDENTALES ,a quoi sérieusement cette indépendance aurait servi ?
L’Africain, ÉCONOMIQUEMENT et CULTURELLEMENT est toujours un ”esclave « COLONISATION MENTALE » !
Tous les produits Européens sont pour l’africain des ORIGINAUX. Et les produits conçus ici chez eux des FAUX???Bizarre comme réflexion !
Voyez-vous à quel point le COLON nous a dépossédés de notre culture?
Tu portes un ”Tinguado” sur la tête, tu seras taxé de Peulh. Tu te coiffes a la ”KooccBarma ”un séére .So mayé seurr pour les filles, yeufou méére ou sééér
Un africain qui offre des fleurs à une africaine pour lui montrer son amour, ce n’est pas du tout Africain {certains diront que suis pas galant} Amena béne guél bouma mayone fleurs, si Mbarou khar yi lako féék khar bi disi noos défko casse-croute … ..Donc moy lolou
Tout comme nos sœurs qui mettent de longues robes toutes blanches avec un voile le jour du mariage, ce n’est pas du tout africain aussi {pourquoi pas un Maylouss, ou un bakha wala yéré thioup?}

Si ces deux jeunes avaient eu une personne dans leur famille pour leur expliquer la culture et la tradition africaine, cette jeune fille ne se serait pas lancée dans une telle aventure qui frise le ridicule. Elle se serait habillée comme une africaine digne de ce nom.
Mais bon, l’amour est plus fort que tout.

En tout cas une société qui progresse est une société dans laquelle les fils dépassent les pères. Le souvenir des pères devrait à mon sens permettre aux fils de mesurer le chemin parcouru, d’être fier de l’héritage, d’affronter l’avenir avec confiance et de vouloir laisser à leur tour un legs à leurs successeurs. C’est dans ce cadre que je situe la connaissance de la vie et de l’œuvre des pères. Comme disait Cheikh Anta je crois, il ne s’agit ni de les momifier encore moins de les déifier.
En Afrique où il me semble que la traite Negrière, la colonisation et notre présent ” médiocre” ont tellement fait mal qu’il est impératif de se replonger dans notre antiquité égyptienne et notre moyen-âge pour redonner CONFIANCE ET CONSCIENCE à cette jeunesse presque désespérée.

 

Les chroniques de Sat Sadia