La désunion des pays africains transparaît même dans les réactions au tweet de Trump

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On traite tous les pays africains de “pays de merde”, le gouvernement botswanais réagit en se demandant si son pays faisait partie du lot des insultés.

Le gouvernement botswanais ne sait pas que son pays ne compte pour rien. En réalité, c’est tous les pays africains qui ne comptent vraiment pour rien tant qu’ils resteront des brindilles éparpillées ça et là sur un immense continent.

Il suffit d’une allumette pour mettre le feu sur des brindilles.

Je m’excuse auprès des frères du Togo et du Bénin mais regardons le Togo et le Bénin sur la carte de l’Afrique. On dirait des miches de pain! Concrètement, que peut une miche de pain face à un gros monstre affamé comme les USA?

Soyons un peu rêveurs et voyons les choses autrement.
Que se passerait-il si tous les pays africains décidaient de n’être qu’un seul et unique pays?

Ils deviendraient un immense pays qui occuperait près de 20% des terres du globe. Ce pays pourra mobiliser plus de 5 millions de soldats et plus 7 millions de réservistes en un temps record. Il ne sera jamais envahi.

L’Afrique comme pays unique sera la 3e ou la 4e puissance du monde. Il sera le centre énergétique et de matières premières du monde. Ce pays détiendra plus de 50% des ressources de diamant, plus de 90 des réserves de platinium, près 50% des ressources d’or, environ 33% des ressources d’uranium, etc.

Qui osera traiter ce grand pays de “shithole”?

Ce grand pays, conscient de sa force, va annuler tous les contrats qui ne vont pas dans le sens de ses intérêts. La nationalisation à outrance sera de mise partout. Ce grand pays reprendra ce qui lui appartient. Il ne sera plus une zone d’expansion pour les autres puissances qui traiteront dorénavant d’égal à égal avec lui.

Voilà donc qui nous montre que l’avenir de l’Afrique est dans la mobilisation de toutes ses ressources vers la constitution d’un seul être. L’avenir est dans l’unité ontologique. Le défi est grand, les appétits des autres puissances seront d’immenses obstacles, mais toutes nos forces doivent tendre vers cet objectif.

C’est ce que, de son temps, avait perçu un visionnaire, Cheikh Anta Diop : “De plus en plus, écrivait-il, l’Afrique, pour les questions vitales, aura tendance à agir comme un seul être”.

Khadim Ndiaye