La corruption dans le foot africain un des facteurs de sous-développement sportif du continent

0
En mai 2010 des imposteurs se faisant passer pour l’équipe nationale de football du Togo ont entrepris un voyage de 5.500 kilomètres, depuis l’Afrique de l’Ouest jusqu’au golfe Persique. Ils y ont disputé un match contre l’équipe de Bahreïn; cette dernière les a vaincus sans peine (3-0). L’équipe n’étant pas coutumière des victoires facile, elle n’a pas tardé à avoir des soupçons; surpris, son sélectionneur autrichien, Josef Hickersberger, a même fait remarquer que les joueurs du Togo «n’étaient pas assez en forme pour tenir 90 minutes.» Lorsque la nouvelle est parvenue en Afrique, les instances du football togolais ont dit ne pas en croire leurs oreilles. «Les joueurs qui ont disputé le match amical contre l’équipe de Bahreïn étaient des imposteurs, a tempêté le général Seyi Memene, président de la Fédération togolaise de football de l’époque. Nous n’avons pas envoyé d’équipe officielle à Bahreïn
L’INCROYABLE ERREUR D’ARBITRAGE CONTRE LE SÉNÉGAL

Les lions de la téranga ont encore payé cash sur un pénalty imaginaire accordé à l’Afrique du Sud en première mi-temps du match comptant pour les qualifications pour le mondial 2018. Cette histoire rocambolesque ne date pas aujourd’hui, elle est inhérente à notre parcours en Afrique. Déjà le 13 Mars 1986 au stade international du Caire, l’officiel Jean Fidèle Diramba gâchait par sa partialité manifeste un âpre Côte d’Ivoire -Sénégal (1 -0). Le 7 février 2004 au stade de Rades, la Tunisie pays organisateur fut favorisé par un arbitre des Emirats Arabes Unis Ali Bujsaim qui avait refusé de siffler une faute manifeste sur El Hadji Ousseynou Diouf. Un geste qui avait été à l’origine du but de la rencontre. Cette partie fut dailleurs émaillée de violences , et l’arbitre sera escorté par les forces de l’ordre tunisien pour sortir du stade.

Le ghanéen Joseph Lamtey a encore récidivé en accordant un pénalty qui n’existe que dans sa tête en faveur des Sud Africains. Pourtant il était suspendu en 2010 par la CAF pour partialité lors de la finale entre l’Espérance de Tunis et l’Al-Ahly du Caire.

On le sait, le monde du football africain n’est pas rose. Mais une enquête de Seneleaks révèle un côté bien plus noir. Pour empocher quelques billets verts,ou pour faire gagner leurs équipes facilement les dirigeants du football continental sont prêts à tout : corruption, détournement de fonds, pots de vin, gabegie, surfacturation, négligence, impunité… Les démons sont là, prêts à mettre à mort un ballon qui ne tourne plus rond.

La corruption gangrène le football africain et ne le rend pas crédible. Les amateurs de foot se sont toujours interrogé sur le niveau des arbitres du continent : “Certains ne connaissent pas toutes les règles du jeu. Et on ne voit pas tout, car tous les matchs ne sont pas retransmis à la télévision en direct puisque il y’a une absence de logistiques criarde pour les transmissions dans des conditions normales.”L’arbitrage en Afrique s’est amélioré ces dernières années, mais la CAF doit prendre ses responsabilités investir massivement pour la formation des arbitres africains et surtout sanctionner durement quand un scandale éclate pour dissuader les futurs imposteurs “

La corruption ne doit pas pertuber l’evolution du foot africain

Les arbitres sont notés par un inspecteur

Les arbitres et arbitres assistants désignés pour la CAN sont tous internationaux, et figurent sur des listes établies par la Fifa. Choisis par la commission des arbitres de la CAF, où siègent notamment d’anciens directeurs de jeu, ils sont, lors des matchs, notés par un inspecteur des arbitres, lui-même souvent membre de la commission. Les moins bien notés au premier tour ne sont pas retenus pour la seconde phase. Mais leurs notes ne sont pas rendues publiques, à l’instar de leurs indemnités, sur lesquelles règne l’omerta la plus totale.

 


Éliminatoire Mondial 2018 : L’incroyable erreur… by SENELEAKS.TV

Il y a un manque de professionnalisme évident. Mais le gros problème, c’est la corruption. Qu’on ne vienne pas me dire qu’un arbitre va siffler en faveur de l’équipe qui accueille parce qu’il a peur de ne pas ressortir du stade vivant. En vérité, il aura surtout peur de ne pas toucher sa petite compensation financière !

Le football africain n’a pas évolué a l’instar de son président Issa Hayatou après toutes ces années à la tête de la CAF, n’a pas pu faire évoluer l’image du football continental. L’Afrique n’arrive pas à professionnaliser son foot, ni a l’imposer au niveau des compétitions internationales parce que justement la volonté n’y est pas et aussi le niveau de la corruption au niveaux des instances gouvernantes est si élevée qu’il faut une nouvelle génération pour faire évoluer le football continental vers des lendemains meilleurs.

Seneleaks