CNI Biométriques et fichier électoral : 50 milliards pour 7 imprimantes que pour des tracas

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Cet article résume une enquête exclusive réalisée pour informer nos compatriotes sénégalais sur les raisons de la lenteur recherchée de la production des CNI biométriques à la DAF située au ministère de l’intérieur. Il a été écrit entre le 15 juin 2017 et aujourd’hui. Notre principal informateur pour cette enquête travaille comme « vacataire » à la DAF en tant que « opérateur de saisie » pour la production des nouvelles cartes d’identités. Les autres sources sont plusieurs citoyens qui se sont rapproché de nous ou vis-versa pour nous renseigner de graves cas de failles ou « d’erreur » à propos du fichier électoral soi-disant que le président Macky Sall a tenté de refondre et reconstituer en 6 mois.

Il n’y a pas de sénégalais intéressés par la gouvernance de notre pays qui n’ont pas constaté la lenteur de la production et de la distribution des cartes électorales. Pour rappel, selon le code électoral, les cartes d’identité doivent être livrées aux électeurs avant la publication de la liste des candidats investis pour les législatives. C’est la 1ère grave violation faite par le régime vis-à-vis de la loi sur les élections. Cela démontre de prime abord l’incompétence et l’amateurisme du régime à pouvoir étudier, planifier et exécuter un projet. Tous les projets de l’état dans pratiquement tous les domaines confondus ont toujours contracté des retards énormes et des inaugurations repoussées sans cesse. Penser à retourner à un fichier électoral obsolète comportant des « électeurs décédés ou ayant déménagé » après avoir engagé sa refonte représente un recul démocratique de 14 ans en matière d’organisation des élections. Cela nous ramène à l’époque du président Abdou Diouf où des « ordonnances » délivrées par des magistrats faisaient office de « carte électorale » vu que des voix s’élèvent même pour qu’on reprenne l’ancien fichier ou les anciennes cartes électorales malgré l’absence de mise à jour depuis 2011 du précédent fichier. On rappelle aussi un constat très grave à propos des 1213 bureaux de vote fictifs suite à la proclamation des résultats du dernier référendum, d’une part par le ministre de l’intérieur et d’autre part par le président du CENA.  Cela démontre aussi qu’il y a eu effectivement fraude lors du référendum 2016.

L’une des raisons principales évoquée par notre informateur est le fait que le président Macky Sall « ne s’occupe pas comme il se doit de la production des cartes électorales » puisqu’il a tout laissé exprès au ministre Abdoulaye Daouda Diallo pour un but précis malgré le fait que l’opposition dénonce l’incompétence du ministre actuel prouvée lors des précédents appels aux urnes et propose de créer un ministère chargé des élections comme l’avait fait l’ancien président Abdoulaye Wade après plusieurs plaintes de l’opposition qui comptait dans ses rangs à l’époque beaucoup de gens du régime de Macky Sall. Seulement, vu l’impopularité actuelle du régime, il est sûr que des instructions précises partent du palais vers le ministère de l’intérieur à propos de la production des cartes électorales. Le chiffre de 6 millions d’inscrits, selon notre informateur, est juste une spéculation parce que personne du régime n’a déclaré exactement le nombre d’inscrits en donnant de façon transparente des preuves à l’appui puisque le fichier n’est toujours pas partagé avec l’opposition. Le ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo n’a fait que donner un chiffre estimé. « Ils ne font que des estimations » lorsqu’ils communiquent dessus me dit notre informateur.

Il fait partie aussi de l’une des raisons évoquées par notre informateur causant la lenteur de la délivrance des CNI biométriques, le fait qu’ils sont employés comme « vacataires, sans avoir signé de contrat de travail avec le ministère de l’intérieur pour qui, ils travaillent ». L’une des principaux ministères de l’état viole donc la loi du travail en exploitant par du travail dissimulé des chômeurs et étudiants en situation difficile pour les faire travailler en toute illégalité. Nous reviendrons en détail plus bas sur cette partie.

Selon toujours notre informateur, soit il n’y aura pas d’élection ou beaucoup de sénégalais ne pourront pas voter vu qu’ils ne peuvent recevoir tous leurs CNI biométriques et électorales avant le 30/07/2017. La simple raison qu’il a donnée est qu’ils sont loin d’avoir pu produire la moitié des cartes d’identité pour les inscrits et qu’ils n’ont aucun renseignement ni chiffre sur ce qu’ils ont déjà produits ni sur ce qu’ils doivent produire pour la suite. Il faut aussi savoir que sur toute l’étendue du territoire sénégalais, il y a qu’un seul lieu où l’on produit les nouvelles CNI (Cartes Nationales d’Identité). C’est à la DAF qui est située au sein du ministère de l’intérieur.

La lenteur de la production des CNI, l’absence de communication précise de la part de l’état sur l’avancement chiffré de la production et de la délivrance des cartes électorales démontrent aisément qu’il y a une intention manifeste de frauder expressément ou en tout cas d’organiser des élections législatives inédites puisque tout est chamboulé ou remis dessus dessous (date repoussée, dépôt des listes électorales sans publications des listes des électeurs, des inscrits sans cartes électorales, des plénipotentiaires ou représentants de bureau de vote sans carte électorale, etc.). Il est certain aujourd’hui que des candidats sont investis sur les listes sans même qu’ils aient leurs cartes nationales d’identité. Tout est fait pour saboter les élections, trouver des prétextes de les annuler ou à défaut de pouvoir les voler par la fraude en masse ou la restitution de CNI qu’au niveau des fiefs de la coalition de circonstance à la tête du pays.

 

La DGE (Direction Générale des Elections) avait publié sur son site internet par “erreur” la liste de tous les inscrits avec tout sur leur identité (à l’exception des noms et prénoms des parents des inscrits), et ceci par commune au niveau national et par commission à l’étranger. Ces listes démontrent que les sénégalais se sont massivement déplacés pour aller s’inscrire sur le nouveau fichier électoral malgré qu’un court délai et de multiples contraintes d’inscription soient imposés par Macky Sall et dus surtout à leur incompétence et leur obsession de vouloir gagner coûte que coûte les élections législatives pour se protéger d’éventuelles poursuites et blocages sans possibilité de convaincre la majorité des sénégalais (longues files d’attente lors des enrôlements, le retard sur la mise en place des commissions, la limitation des inscrits par jour, le court délai de réclamation en cas d’erreur ou d’absence des listes, etc.). Ces listes d’inscrits publiées par la DGE et effacées 24 heures après de son site renferment l’ensemble des électeurs à qui, les commissions d’enrôlement ont pris en compte leurs inscriptions. Cela démontre que l’état connait pertinemment le nombre exact d’inscrits parce qu’il suffit de totaliser les nombres d’inscrits enrôlés sur toutes ces listes établies par commune ou par commission selon le pays où les enrôlements ont eu lieu. Seulement, l’état n’a fait aucune communication dessus depuis le lancement du « processus de refonte du fichier électoral ». Une refonte qui est en mon sens inutile vu qu’il suffisait de mettre à jour celui qui existait déjà (ayant permis la déchéance du régime qui l’a mise en place) en ajoutant juste l’option « biométrie » dessus. Beaucoup moins de 50 milliards d’investissement, fait gré à gré avec le groupe Iris, le même que celui avec lequel Macky Sall avait signé en tant premier ministre sous Wade pour la confection de passeports biométriques, pouvait largement permettre cela.

Obtention de CNI par les membres du gouvernement bien avant le lancement des enrôlements

L’intention manifeste affichée par l’état sénégalais que l’on peut dire sans ambages au vu de cette situation est de produire et d’attribuer très peu de CNI biométriques et électorales tout en favorisant cela pour leurs militants de coalition et ceux de leurs fiefs de partis. Alors qu’au préalable, tous les membres du gouvernement ont pratiquement eu leurs CNI bien avant même l’annonce du début des inscriptions comme en témoignent les images du président Macky Sall, accompagnée de la 1ère dame Marième Faye Sall, brandissant fièrement leurs cartes électorales le jour de la cérémonie de lancement 04/10/2016, produites avant même le début des enrôlements. Cela est non seulement irresponsable de la part du chef de l’état mais démontre surtout la flagrance de la tricherie vis-à-vis des masses alors qu’eux prenaient cela comme une preuve de « compétence ou d’avancée ».

Sachant aussi que les CNI biométriques ont déjà été produites pour l’ensemble des membres du gouvernement du Sénégal sans même qu’ils se soient inscrits comme il se doit comme tous les citoyens au niveau des lieux de leur résidence. La preuve en est le ministre du sport Matar Ba qui avait brandi sa carte électorale dans une émission télé de la place alors que le lancement venait juste d’être fait 4 jours plutôt par le couple présidentiel. On se rappelle que ce dernier annonçait être venu d’une tournée avec le ministre de l’intérieur dans le Nord du pays. Tournée durant laquelle ce dernier a dû changer le nom du stade qu’il aurait aidé à rafistoler pour mettre son nom dessus. La question à se poser est donc comment les membres du gouvernement ont-ils pu chacun avoir leur carte d’identité biométrique et électorale bien avant le début des enrôlements alors qu’ils ont tous un bureau de vote respectif où ils doivent voter ?

Cela révèle le fait aussi que bien des militants de l’APR ou de la coalition du régime au pouvoir ont bien pu avoir leur CNI biométrique bien avant le lancement officiel de la campagne d’enrôlements ainsi que le début de la production officielles de ces nouvelles CNI biométriques. On sait aussi qu’en France des cartes ont été produites en priorité pour certains militants de l’APR du fait que les commissions se déplaçaient dans certaines zones reconnues comme fiefs du régime. Nous savons aussi qu’au début des enrôlements les sénégalais ont dénoncé au niveau de l’opposition le fait que certains militants APR étaient privilégiés de telle sorte qu’ils ne faisaient pas la queue devant certaines commissions d’enrôlement qui allaient aussi se faire dans des maisons. Autant d’irrégularités qui font que l’on ne peut avoir confiance à un tel régime pour organiser des élections de façon légale et régulière.

50 Milliards pour 7 imprimantes seulement !

 

On nous renseigne aussi qu’il n’y a que 7 imprimantes au niveau de l’unique DAF qui produit les pièces d’identité sans préciser la cadence de production par machine. On peut observer sur cette photo prise d’une machine (transmise par notre informateur) qu’elle dispose de 2 issues pour les tirages de cartes d’identité biométriques. Par conséquent, seules 7 machines ont donc été achetées pour produire près de 6 millions d’inscrits annoncés par le ministre de l’intérieur et près de 10 millions de pièces d’identité sur le long terme sachant que l’état a annoncé avoir investi plus de 50 milliards de francs CFA pour ce marché passé gré à gré à ce groupe étranger dénommé « IRIS Corporation » qui connait bien Macky Sall vu qu’il était premier ministre aussi lorsque sous Wade, il avait signé avec ce même groupe pour la production des passeports biométriques.

Mais le plus aberrant dans cette histoire est le fait que les personnes qui produisent les cartes d’identité électorales soient des vacataires choisis de façon aléatoire parmi des étudiants ou des chômeurs. Ils n’ont pas de contrat de travail de signé avec le ministère de l’intérieur mais juste un accord verbal. Leur salaire, fixé à 75.000 Fcfa, est souvent payé avec un à deux mois de retard pour lequel ils courent derrière « les policiers qui les emploient “au NOIR” afin de les percevoir ». Les vacataires n’ont pas le droit de s’absenter au risque de ne plus être retenus dans la liste des « opérateurs de saisie » dont ils ont postulé par bouche à oreille (c’est-à-dire pas d’annonces publiques). Il y a là aussi manifestement un détournement d’objectifs majeur parce qu’on ne peut imaginer qu’après un investissement de 50.000 millions de FCFA signé, comment le ministère de l’intérieur peut-il employer des vacataires au noir pour produire les pièces d’identité de 6 millions d’inscrits annoncés par l’état et 10 millions de sénégalais sur le long terme.

La 2ème remarque est la vétusté constatée des lieux où sont produites les CNI biométriques. C’est visible sur le sol troué de la photo des lieux sur la photo. A quoi les 50 milliards investis pour la constitution d’un nouveau fichier électoral ? Servent-ils pour la production et l’emploi légal des ressources humaines qui produisent les cartes nationales d’identité ?

Pour vous donner plus de détails sur cette affaire, notre informateur nous signale que les équipes de vacataires qui travaillent à la DAF du ministère de l’intérieur sont appelés “brigades” comme pour signifier leur emploi par des hommes de tenue (police). La DAF à la « Cité Police » ne produit pas de CNI. Les brigades exécutent le travail en 4 équipes 24 heures sur 24 (de 7 à 14 personnes si on tient en compte du nombre de 1 à 2 postes par imprimante) au ministère de l’intérieur qui font 6 heures enchainées. L’informateur ne m’a pas précisé s’ils doivent travailler le week-end aussi ou pas mais sachant qu’il n’y a aucun contrat de travail, c’est très probable qu’ils puissent être convoqués même le week-end. Pour la production des CNI biométriques, ce sont les agents du ministère qui choisissent les registres d’inscrits pour qui les vacataires doivent imprimer les CNI. Le vacataire nous informe qu’il n’y aucune logique à propos du choix des localités pour lesquelles les impressions sont faites. Les agents du ministère choisissent en effet les registres d’inscrits de façon sélective selon des instructions du ministre de l’intérieur. Cette information est crédible au vu du fait que les membres du gouvernement et les « cadres du régime au pouvoir » ont tous leurs cartes d’identité biométrique et électorale et que l’on ne voit nulle part les partisans du régime réclamer leur CNI ou dénoncer le grand retard contracté pour la distribution des CNI aux électeurs sénégalais connus puisque publiés par « erreur » par la DGE dont on connait le chiffre à quelque centième près. Les 4 “brigades” de jeunes se relaient H24 sur les machines pour produire ainsi ces cartes. L’informateur nous dit ceci aussi : « Et nos employeurs semblent subir beaucoup de pression de leurs supérieurs, qu’ils basculent sur nous les vacataires, en retardant toujours le versement de nos salaires à temps pour qu’on travaille le maximum. À mon avis concernant l’impression des cartes, elle est sélective. Là où l’état a des opposants leurs cartes ne vont pas sortir tôt, par exemple à Médina. Ou même pour la diaspora où le régime est totalement impopulaire, on n’a même pas encore commencé les impressions des cartes. » Pour cette partie, la preuve en est que le consul du Sénégal en France avait fait un déplacement entre fin juin et début juillet à Dakar pour soi-disant aller chercher les CNI mais on a été informé qu’il est rentré bredouille selon ses dires sans aucune carte pour la diaspora en France jusqu’à cela a débuté lundi 10/07/2017. Seulement, suite à notre passage au consulat du Sénégal, beaucoup de nos concitoyens sont retournés chez eux sans leurs cartes nationales d’identité puisque la commission leur a annoncé que leur CNI n’étaient pas encore produites.

 

En Allemagne, des compatriotes nous ont informé que le consul leur a dit que la distribution des CNI se fera le jour des élections au niveau des centres de vote. En France toujours, au niveau de Strasbourg, plusieurs compatriotes ont tenté aujourd’hui (14/07/2017) de bloquer la distribution des CNI vu que plusieurs d’entre eux ont été renvoyés à une prochaine fois. Dans plusieurs villes au Sénégal, des failles très graves sont constatés : des centaines de CNI trouvées dans une chambre, une distribution de cartes dans une chambre, prise en vidéo où les électeurs ne signent pas de décharge (violation de l’article L.327 de loi du code électoral), etc.

 

Il n’en finit pas d’exemples graves de faille. Un proche est allé retirer sa carte. Tout ce qui était mentionné sur sa CNI le concernait mais seulement à sa grande surprise la photo était celle d’une autre personne. Après l’avoir signalé à la commission qui la lui a délivrée, cette dernière à reprise immédiatement la CNI pour la retourner à la DAF au ministère de l’intérieur. Tous les jours, on en découvre des défauts les uns plus graves que les autres. Et jusqu’à présent, l’état ne fait aucune réaction dessus comme si tout cela était normal. Tout cela est largement commenté par l’opinion en ligne mais demeure sans suite du côté de l’état, de la CENA et de la DGE comme si leurs directeurs étaient complices alors qu’ils ont aussi pour rôle de s’occuper de failles du fichier électoral et des forfaitures à propos de la distribution sans décharge.

Une CNI avec la photo d’une autre identité

Le dernier cas faille en date est une personne qui a 2 CNI de numéros différents et inscrite dans un même bureau de vote. Un collaborateur a réussi à avoir le fichier électoral de ce département du site de la DGE et a aussi réussi à trouver ce doublon dessus. Des ingénieurs en informatique, ayant analysé plusieurs des listes électorales, nous ont confié que ces cas de doublons, ressemblant plus de la fraude qu’autre chose au vu des dates de naissance tombant bizarrement pour la plupart 01/01 (1er janvier), représentent des centaines sinon des milliers sur le fichier électoral.

Identité doublon sur la liste électorale
Double CNI biométrique

La production des CNI est souvent ralentie aussi par le retard grandissant des paiements des salaires convenus entre les vacataires et les policiers sur accord verbal, étant donné que cela décourage les vacataires et diminuent leur performance. Leurs employeurs du ministère leur arguent en cas de retard que « l’argent n’est pas encore disponible » ou que « on n’a pas encore récupéré le chèque de paiement des vacataires ». Les vacataires leur demandent ainsi souvent « l’état a mis les moyens qu’il faut, pourquoi on n’est pas payé à temps » nous raconte le vacataire. Seulement, leurs employeurs directs ne veulent pas l’affaire s’ébruite, selon lui, parce que le ministère ne sait pas exactement combien les vacataires sont payés.

 

L’information capitale du vacataire est le fait que parmi les brigades une seule arrive à produire à son passage sur les imprimantes un maximum de 43 boites à l’ordre de 500 CNI par boite. Les quatre autres brigades selon lui n’arrivent pas à produire plus que cela. Cela représente 21500 CNI produites maximum par équipe dite « brigade » qui se relaient sur les 7 machines 24 sur 24. Si l’on tient en compte le chiffre de 6 millions d’inscrits sur les listes électorales selon le ministre de l’intérieur, on peut faire un certain nombre d’hypothèses sur le temps que peut durer leur production. Si la DAF produit 22.222 CNI par brigade (pour un total de 4 brigades), les 6 millions de CNI peuvent être tirés en moins de 3 mois. Si on considère que les enrôlements ont cessé depuis mi-avril 2017, le régime a eu largement le temps de produire les CNI pour les électeurs sénégalais à plus forte raison que leur production avait débuté bien avant le début de l’année en cours et pour preuve, tous les membres du gouvernement se vantaient pratiquement à l’époque du lancement d’avoir déjà eu leur CNI biométriques.

Voilà en résumé, toutes les informations collectées à propos de l’affaire de la Refonte des Cartes électorales initiée par le président Macky Sall qui est en train de constituer une énième forfaiture et l’une des plus graves. Il est important de noter qu’au vu de toutes ces irrégularités, l’état et plus particulièrement le chef de l’état sera tenu comme principal responsable de tous perturbations et conflits que ces forfaitures constatées engendreraient.

Aboubakrine NDIAYE
Citoyen sénégalais

 

1 COMMENT

  1. Faut qu’on impose de pouvoir avec le récépissé pour ceux qui n’ont pas reçu leur carte. Échappatoire mome dou am,voter par force rek